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05/11/2019

Rencontre avec la Tribu : Romain Alavoine

Salut la Tribu !

L’automne est bien là, les feuilles tombes et se colorent en de magnifiques orangés, les températures baissent…baissent…baissent encore…et les journées aussi ! Et pourtant mesdames et messieurs, un jeune athlète n’hésite pas à se mouiller littéralement pour décrocher l’or aux JO de Paris en 2024. Aujourd’hui dans ce numéro de « Rencontre avec la Tribu » j’ai l’honneur de vous présenter le kayakiste : Romain Alavoine ! C’est parti pour cette interview pleine de fraicheur ^^

Zulumatt : Bonjour Romain, peux-tu te présenter à la tribu ?

Romain : Bonjour à tous, je suis Romain Alavoine, 21 ans. J’ai commencé le Kayak à 13 ans. Pour la petite histoire, je vivais en Picardie et mon club de foot avait fermé. J’ai intégré le club de handball pour compenser et… je me suis cassé un doigt durant l’entrainement dès la deuxième session ! (Rires) Je suis donc allé faire du kayak par curiosité. La première fois c’est impressionnant car tu te retrouves vraiment à la hauteur de l’eau ! Au début ça fait bizarre et puis après tu te prends au jeu : aujourd’huime voilà, 8 ans après, au pôle France de kayak à Nancy ! En parallèle, Je fais mes études en STAPS avec un aménagement d’horaire.

Zulumatt: Comment tu es arrivé au Pôle France de Nancy ?

Romain : Quand j’étais au lycée, j’ai intégré l’équipe de France junior. On avait un stage sur Nancy pour préparer une compétition Internationale. Finalement le coach de Nancy m’a proposé de venir sur la structure. Quand tu es en équipe on te propose un Pôle France pour pouvoir mieux t’entrainer et mieux concilier le sport et les études. C’est une sorte de tremplin. Lorsque tu vis dans une petite ville, tu n’as pas forcément d’aménagement pour tes études qui plus est. Dans des villes comme Nancy, tu as donc les moyens d’avoir les cours adaptés à ton entrainement. Quand j’étais en junior je ne m’entrainais pas tant que ça. Aujourd’hui c’est différent.

Romain_alavoine romain_alavoine romain_alavoine

Zulumatt: Comment se sont passé tes premiers pas au pôle ?

Romain : L’année ou je suis arrivé sur Nancy, j’ai d’abord intégré le CREPS. C’est un internat, avec suivi sportif, scolaire et médical. Quand tu es sur liste ministériel, tu dois faire un suivi médical et le CREPS nous aide pour cela, c’est un vrai plus quand on arrive sur une nouvelle ville avec beaucoup de nouveauté. Cette mise en liste permet d’avoir un suivi et d’accéder à tous les avantages structurels dont le CREPS fait parti. Il faut donc prendre de bonnes habitudes quand tu es jeune. Je suis resté dans la structure deux ans. Ensuite, j’ai décidé de prendre mon appart. Quand tu es étudiant, l’internat du CREPS te restreint beaucoup sur les horaires et ce n’est pas évident pour être flexible.

L’avantage avec le Pôle kayak de Nancy, c’est qu’on a les clés et on s’entraine quand on veut. On est 4 (athlètes) en sprint et 3 en marathon. Il faut voir le pôle comme un outils à la performance.

Zulumatt : Peux-tu nous parler du kayak ?

Romain : Au niveau du kayak, il y a  plusieurs catégories :

  • Le Sprint : 200m, 500m et 1000m. C’est une discipline olympique.
  • Le Font : 5000m qui n’est pas olympique et qui se fait en début de saison, au mois de mars.
  • Le marathon : Une course avec des boucles de 3 bornes. Il y a 30 bornes à faire. Il y a aussi des portages à faire. Pour faire simple : Il y a un ponton, tu sors du bateau, tu prends ton bateau, tu cours avec ton bateau sur une centaine de mètre et tu retournes à l’eau.

Cette année, je me consacre au sprint 1000 m.

Pour l’approche :  si la course est vers 10h du matin. Je prends le petit dej’ 3h avant, avec une course à pied de dix minutes avant de manger. L’important est de cadrer son échauffement. Après le petit déjeuner, on monte sur l’eau une heure et demie avant la course. On part pour 25 min d’échauffement. Pour info : Sur les courses de sélection il y trois demi-journées en monoplaces et une demi-journée en équipage. En équipage il y a du 2 et 4places.  Après on redescend du bateau. On se recouvre pour se mettre un peu au chaud. Ensuite 30 minutes avant la course, je m’échauffe au sol. Pour finir 20 min avant la course je remonte. Le fait de remonter une heure et demie avant la course, permet de réveiller son corps et qu’ils soient à son maximum pour la course. Lors des courses de 200 m tu peux atteindre 21km/h. Sur le 1000 m, c’est moins rapide, mais l’effort est plus long et plus intense.

Au moment de la course, tu t’alignes 3 min avant le départ devant les sabots. C’est une sorte d’encoche qui bloque la pointe du bateau. Au départ, il faut avoir une vitesse maximale assez haute pour mettre en place le train de course. Ensuite, il faut installer le train de course :  au-dessus de 100 m il faut trouver quelque chose de dynamique et de léger pour pas que ça devienne dur trop vite. Quand tu arrives aux 500 m, l’objectif est de limiter la perte de vitesse et quand tu arrives dans les 250 derniers mètres tu donnes tout !

En arrière plan des courses, il y a toute la phase entrainement qui prend forme avec une planification d’entrainement. En bateau il faut faire du volume, en ce moment, pour travailler la base aérobie, pour pouvoir encaisser le reste de la saison. Avec la musculation en hiver c’est du travail de puissance. En gros, sur la période hivernale tu travaille la puissance du corps et les capacités d’encaissement. Et l’été c’est plus de l’intensité pour travailler les vitesses de courses.

Zulumatt : Impressionnant ! Alors, quels sont tes objectifs sportifs pour 2020 ?

Romain : Je prépare les sélections qui se dérouleront début mai afin d’intégrer l’équipe de France U23 (moins de 23ans) Elles définiront s’il y a des compets internationales derrière.

En 2018, j’avais fait une coupe du monde senior en Allemagne, les championnats d’Europe U23 en Italie et les mondiaux en Bulgarie. Je garde un très bon souvenir de l’Italie.

Zulumatt : On se doute bien que ça ne fais pas forcément partie de tes « armes » mais…Comment nos sacs te sont utiles dans ta préparation ?

Romain : J’ai choisi chez Zulupack un sac à dos Addict 27L et un duffel bag grande capacité, le Borneo 85L.

L’Addict me sert surtout dans ma vie étudiante, je peux y caler toute mes affaires et les protéger de la pluie. Avoir un sac étanche est un avantage quotidien considérable, dont on n’imagine pas le confort avant d’avoir essayé.Pour l’anecdote, à la fac, un prof à même regardé mon sac sous tous les angles (rires).Il est suffisant pour mettre mes affaires de cours et celles d’entrainement bateaux. Quand il pleut, ça me change la vie !

J’ai choisi le Bornéo pour son aspect pratique quand à la contenance et à la résistance du sac. On a beaucoup de matos de calage de bateaux : barre a pied avec des sangleset de la mousse pour pas que les pieds dérapent. Je peux les transporter facilement grâce au duffel. La poche mouillée permet, quand je fini une course et que je ne peux pas faire sécher mes affaires, de les mettre dans la poche mouillée et je suis tranquille !! Je peux même mettre ma pagaie sur le côté grâce aux sangles. Il y a plein d’ajustement avec les sangles possibles !!! C’est un vrai « couteau suisse ».

Zulumatt : Alors, avec tout ça, C’est quoi ton rêve ?

Romain : Sans hésiter : Les JO de Paris 2024 et ceux de los Angeles en 2028 !!!

 

Merci beaucoup Romain, de nous avoir consacré du temps pour cette super interview. Avec la Zuluteam, on te souhaite le meilleur et tout le succès que tu mérites ! Quand à vous chers lecteurs, vous pouvez suivre Romain sur les réseaux sociaux @romain.alavoine (insta) et vous abonner à notre newsletter pour suivre ses prochaines aventures.

Je vous donne rendez-vous dans un mois pour un prochain article !

 

Article rédigé par Mathias alias Zulumatt, le community manager dévoué de la team Zulupack !

 

 

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